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CIDIHCA - Centre International de Documentation et d'Information Haitienne, Caribéenne et Afro-Canadienne

L’architecture

Matériaux et couleurs

Les haïtiens disent volontiers de leur pays «Haïti, terre glissée», pour indiquer qu’on n’y trouve rien de solide, de pérenne. Cela se vérifie en architecture, la colonisation ayant laissé très peu de traces monumentales hors l’appareil de production. Mouvements telluriques, cyclones et incendies ont ensuite rendu nécessaires l'invention permanente et la gestion incessante de l'éphémère. Parallèlement, on ne saurait oublier les efforts d'enracinement que constituent les nombreuses fortifications, telle la citadelle Henry, ou la reconstruction en dur de Cap – Haïtien après le tremblement de terre de 1842.

Les fortifications

Les nombreux forts visibles en Haïti témoignent de l’histoire mouvementée du pays. De l’époque de la flibuste ne subsistent que quelques vestiges à l’acul de Petit-Goâve et sur l’île de la Tortue (rocher fortifié du Refuge). Les fortifications côtières françaises sont, elles, très nombreuses dans les principales villes-ports. La stratégie de défense intérieure mise en place par le gouverneur basque Belzunca a été reprise par les Anglais lors de l’occupation de 1794 – 1798 et, surtout, par les Haïtiens après l’indépendance, comme en témoigne la Citadelle.

L’architecture industrielle coloniale

Disséminés dans le pays, d’innombrables vestiges des quelque 8 500 habitations que comptait Saint-Domingue attestent l'exceptionnelle richesse de la Reine des Antilles à la veille de la Révolution française. Les ruines les plus impressionnantes son celles des grandes sucreries, dans les plaines, et des caféteries dans les mornes. Ainsi se rencontrent encore des étuves, des aqueducs, et parfois les bassins des indigoteries.

L’architecture rurale

La résidence paysanne inclut la maison elle-même (la kay) et l’espace qui l’entoure, où se répartissent les multiples activités quotidiennes. Dans cette aire de vie, chaque fonction dispose d’un lieu approprié et la circulation est permanente entre les différentes constructions. L’étendue de cet ensemble compense en fait l’exiguïté des deux pièces de la maison principale. Les portes-fenêtres de celle-ci, souvent nombreuses, laissent entre l’air et la lumière.

L’architecture des villes

Hormis les fortifications côtières, il ne reste plus d’authentiques bâtiments coloniaux urbains, Cap-Haïtien ayant été reconstruit sur ses fondations, après le séisme de 1842. Les plus beaux spécifiquement haïtienne ont été érigés avant l’avènement du béton armé, c’est-à-dire entre 1880 et 1940. des architectes, partis étudier à Paris à la fin du XIXe siècle, en ont rapporté l’art d’utiliser la brique de terre cuite et le bois, tourné ou découpé.

L’architecture métallique : Les marchés

La bonne santé économique de la fin du XIXe siècle permit l’importation de nombreuses constructions métalliques :ponts, halles de douane, phares, kiosques, chapelles et même maisons préfabriquées, comme l’habitations Galiffet dans la plaine du Cap. Si les ponts ont presque tous disparu, subsistent l’intéressante chapelle Saint Louis de Gonzague à Port-au-Prince, la chapelle de l’archevêché, le phare du fort Picolet à Cap-Haïtien et les maisons à colonnes et balcons de font de Jacmel.

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