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CIDIHCA - Centre International de Documentation et d'Information Haitienne, Caribéenne et Afro-Canadienne

Les premiers haïtiens du Québec : 1900-1958.

Les premiers haïtiens arrives au Québec sont des étudiants qui vont dans des écoles privée ou dans les séminaires catholiques. Ils sont tout au plus quelques dizaines à fréquenter les établissements scolaires de la belle province. La plupart leurs études terminées reviennent en Haïti mais d'autres se marient et restent dans la province ou s'installent en Ontario.

Les carrières suivies par les nouveaux arrivants sont:

Musicien et enseignant
Edward Wooley. Il fondera en 1942 le studio d'art lyrique avec comme étudiant les grands chanteurs lyriques comme Joseph Rouleau et André Turp. En 1948 , il deviendra le directeur artistique de l'opéra national du Québec.
Carmen Brouard.

D'autres arrivés dans les années cinquante mèneront des carrières au niveau

de l'enseignement comme :
le professeur Max Dorsinville de MCGill
de la médecine comme :
Le docteur Gérard Bastien établi a Toronto en 1959 qui y dirigea 4 cabinets de dentiste a Toronto , Agincourt, Iscaborough et Québec. Il deviendra président de la maison française de Toronto, membre du bureau de direction de la Fondation Native Arts, consul honoraire d'Haïti et du Sénégal. Il a aussi été un des membres fondateurs de la Société de la Musique de chambre du Québec, directeur du club Kiwanis .
Le docteur Cange à Montréal.
Monestime Saint Firmin, entreprend ses études de médecine en 1948 à Montréal, Sherbrooke et Ottawa. Il s'établi a Mattawa en 1955 ou il pratique la médecine. Il est élu maire en 1964, 1965 et 1970-1975. Il meurt en 1976.
de la radio comme :
Roberto Wilson à Québec.
Des affaires comme
Bolté diplômé de Mc Gill.

Les années 1980Un accord entre les gouvernements québécois et canadien (accord Cullen- Couture, 1978) permet désormais à plusieurs Haïtiens de régulariser leur situation au Québec. Cela dynamise la vie communautaire. Des leaders émergent. Les Haïtiens s'intègrent au Québec, soit dans des organisations d'accueil, comme Édouard Anglade, premier policier noir à se joindre au service de police de la communauté urbaine de Montréal, ou à l'issu de luttes comme celle qui mènera en 1982 à la création de la compagnie de taxi Lasalle par des chauffeurs d'origine haïtienne victimes d'un racisme rampant.

Une petite communauté de plusieurs milliers de personnes s'est constituée avec ses premières organisations comme le Bureau de la Communauté chrétienne des haïtiens à Montréal fondé par Paul Dejean et Karl Lévêque en 1973 tout comme la Maison d'Haïti fondé par un groupe d'étudiant et d'enseignants haïtiens.

Même si les immigrants doivent désormais obtenir un visa pour venir au Canada, de 1986 à 2004, une nouvelle vague de plus de dix mille personnes, composée de professionnels, d'artistes et étudiants vient s'installer à Montréal. Avec l'arrivée de nouveaux immigrants issus de milieux populaires, l'est et le nord de la ville deviennent des petites patries haïtiennes, où l'on parle, on mange et on danse créole. Des commerces trouvent pignon sur rue, des boites de nuit vibrent au son du

Les Haïtiens arrivés enfants ou nés ici se métissent culturellement, parlent français avec l'accent québécois, apportent de nouvelles valeurs, de nouvelles musiques et quelques inquiétudes. Des crises familiales aux crises sociales (l'émeute de la rue Saint-Hubert, les gangs de rue), ces enfants vivent des tensions autrement plus profondes qu'autrefois, comme le reste des Montréalais, mais aussi des réussites remarquables et remarquées pour toute la société québécoise.

The first Haitians settling in Quebec (1900 – 1958)

The first Haitians to come to Quebec are students going to private schools or to catholic seminaries. There are no more than ten. For the most part, they have returned to Haiti once they finish their studies. However some did marry here and remained in the province or settle in Ontario.

They were

musicians and teachers:
Edward Wooley. He founded in 1942 the lyric art studio attended by great lyric singers as Joseph Rouleau and André Turp. In 1948 , he became artistic director of Quebec National Opera.
Carmen Brouard.

Others came during the nineteen fifties also got in

teaching :
Max Dorsinville of MCGill
architecture
Raymond Thomas
or in the medical field :
Dr. Cangé in Montreal
Dr. Gerard Bastien, established in Toronto in 1959, he will operate 4 dental cabinets in Toronto , Agincourt, Iscaborough and Québec. He became president of the Maison française of Toronto and also one of the directors of the Fondation Native Arts, ans consul general of Haiti and of Senegal. He has also been a founding member of the Société de la Musique de Chamber de Quebec, and director of the Kiwanis club.
Monesetime Saint Firmin studied medicine in Montreal in 1948 and in Sherbrooke and Ottawa. He settled in Mattawa in 1955 where he held clinic and was elected mayor in 1964-65 and later in 1970-1975. He died in 1976.
Some worked in the radio
like Roberto Wilson in Quebec.
Some got involved in business
like Bolté who studied at Mc Gill.

An agreement between the governments of Quebec and that of Canada (the Cullen-Couture agreement of 1978) allowed many Haitians to legalise their residence in Quebec in the 1980’s. The community thus became more active. Some leaders emerged. Haitians got involved in various organisms, like Edouard Anglade, first black individual to join the police force in the urban community of Montreal. A Haitian taxi company, Taxi Lasalle, was created following the 1982 conflicts created by rampant racism. We should also mention people like Karl Levêque, Adeline and Max Chancy.

Although it was required for Haitians to have a visa to come to Canada, a new wave of immigrants, estimated at over two thousand, came during the 1986-1004 period, they were professionals, artists and students settling in Montreal. As more and more Haitians came from the more popular classes, areas of North Montreal became small Haitian enclaves where people speak, eat and dance Creole. Businesses open to satisfy this clientele and night clubs play Haitian music.

Haitians who came young or were born here go through a cultural assimilation process. They speak French with a Quebec accent, have different values, different taste for music and bring about some concern. Family as well as social crises arise (the riots of rue Saint-Hubert, street gangs). As do the whole of Montreal, these young people go through difficult times, much more difficult that those of their elders yet, among them are noticeable successes benefiting the whole Quebec society.